Le Chant de l’Ordre

Comme toutes les corporations ordinesques, l’Anlo possède son propre hymne. Ce chant n’a pas été composé spécialement pour notre corporation. En réalité, il se base sur le chant des étudiants catholiques de Louvain.

Certains passages (au sein des couplets deux et trois) ont cependant été modifiés afin de mieux correspondre à l’ordre. Dans le premier couplet par exemple, la phrase « Ici jamais notre foi n’est blessée, pas de jaloux, pas d’importun voisin… » devint « Ici notre amitié est préservée… »

L’air sur lequel le chant est actuellement entonné lors de nos séances est différent de celui repris sur les partitions conservées du chant des étudiants catholiques de Louvain. Vous pouvez l’écouter ci-dessous:

Partition du chant de l'Ordre

Partition du chant de l’Ordre

Chant de l’Ordre Académique de Louvain-la-Neuve

Refrain :
L’Alma Mater à ses fils d’âge en âge,
Lègue sa vie son esprit et son coeur,
De nos aînés nous gardons l’héritage,
Nous aimons rire et chanter tous en coeur.

Notre maison est un cercle de frères,
Une famille où l’on se sent heureux.
C’est le foyer des universitaires,
Dès sa naissance ils s’y trouvent chez eux.
Ici notre amitié est préservée,
Pas de jaloux pas d’importun voisin.
Les Louvanistes n’ont qu’une pensée,
Et des milliers ne font qu’un à Louvain.

Oui nous aimons cette cité qu’on décrie,
A nos aïeux elle a donné ses droits.
Louvain-la-Neuve est notre vraie patrie,
Nous lui devons la fierté de nos lois.
Un siècle ingrat, ô cité maternelle,
Dans son orgueil te découpa en vain.
Notre Belgique a grandi sous ton aile,
On s’en souvient et on aime Louvain.

Qu’il était beau cet esprit de nos pères,
Ames sans fard, race au coeur fort et doux.
Vivant une vie de goliards réfractaires,
Jamais soumis et de leurs droits jaloux.
Toujours à l’affût d’une belle prise,
De Cupidon suivant le doux chemin.
Ecoutons les, leurs vertus, leur franchise,
Vivent toujours chez les fils de Louvain.

Libre penseur votre raison altière
Ose du Christ usurper les autels.
Vous vous vantez d’avoir fait la lumière
Dans la nuit sombre où vivaient les mortels.
Il vous sied mal de poser en apôtre,
Et d’afficher cet orgueilleux dédain.
Notre flambeau brillait avant le vôtre,
Vous n’étiez pas quand florissait Louvain.

Ah! si jamais, fidèle à son génie,
Et de la haine écoutant les conseils.
L’impiété fonde la tyrannie,
Et si nos droits cessent d’être pareils.
Debout alors phalange Louvaniste!
Serrez les rangs et donnez-vous la main.
Vous maintiendrez l’honneur de la Belgique,
Et le salut lui viendra de Louvain.

Dans le combat malheur à qui s’isole!
Il ne peut vaincre et lutte faiblement.
Nous qui n’avons qu’un coeur et qu’un symbole,
De l’union répétons le serment.
Nous quitterons un jour cette carrière,
Mais dispersés, quel que soit le destin.
Marchant toujours sous la même bannière,
Nous resterons les frères de Louvain.